Le Memo du 5 mai 2026

3 min de lecture

À 35 ans, Damola Adamolekun prend la tête de Red Lobster; des chercheurs sud-africains conçoivent un modèle d'IA pour onze langues locales; et les grandes plateformes d'IA exploitent certaines données des utilisateurs pour entraîner leurs modèles.

Monde | Économie

À 35 ans, un Nigérian-Américain dirige une grande chaîne américaine

Damola Adamolekun, PDG de Red Lobster
Damola Adamolekun, PDG de Red LobsterBusiness Insider

Ce qui s'est passé

Red Lobster est l'une des chaînes de restauration les plus connues des États-Unis : environ 550 restaurants, des dizaines de milliers d'employés, plusieurs millions de clients par an. En 2024, Damola Adamolekun, 35 ans, en prend la direction générale, dans un contexte de redressement après une procédure de faillite. Né au Nigeria, il grandit aux États-Unis après que sa famille s'y installe alors qu'il est enfant. Il est formé à Brown University puis à Harvard Business School. Il commence sa carrière chez Goldman Sachs, l'une des banques d'investissement les plus influentes au monde, avant de rejoindre un fonds spécialisé dans les entreprises en difficulté. À 31 ans, il prend déjà la direction de P.F. Chang's, chaîne internationale de restauration, qu'il restructure pendant la pandémie.

Pourquoi c'est important

Diriger une chaîne de 550 restaurants avant 40 ans est rare aux États-Unis, quel que soit le profil. Le poste implique des budgets de plusieurs centaines de millions de dollars, une chaîne d'approvisionnement complexe et des équipes réparties dans tout le pays. La carrière d’Adamolekun rejoint celle d’autres dirigeants d’origine africaine qui occupent aujourd’hui des postes de direction dans la finance aux États-Unis. Parmi eux, Adebayo Ogunlesi, ancien dirigeant chez Credit Suisse et fondateur de Global Infrastructure Partners, racheté par BlackRock en 2024 pour 12,5 milliards de dollars.

Sources :
  • Red Lobster
  • The Wall Street Journal
  • Fortune
  • The Washington Post
Afrique | Technologie • Intelligence Artificielle

Afrique du Sud : un modèle d'IA conçu pour onze langues locales

Les chercheurs de l'Université du Cap à l'origine de MzansiLM
Les chercheurs de l'Université du Cap à l'origine de MzansiLMUniversity of Cape Town

Ce qui s'est passé

Des chercheurs de l'Université du Cap ont développé un modèle d'intelligence artificielle capable de traiter 11 langues sud-africaines, dont le zoulou, le xhosa et l'afrikaans. Le modèle a été entraîné sur des corpus propres à chaque langue, dans le but de réduire les écarts de performance que les systèmes à dominante anglaise accusent sur ces idiomes.

Pourquoi c'est important

La quasi-totalité des grands modèles de langage existants traite un nombre restreint de langues, ce qui exclut de fait une large part de la population africaine des outils numériques courants. Un modèle calibré sur les langues locales ouvre la voie à des applications concrètes dans l'éducation, l'administration et les services en ligne.

Sources :
  • University of Cape Town
Monde | Technologie

Les données utilisateurs alimentent les modèles d’intelligence artificielle

Ce qui s'est passé

Selon Fast Company, des entreprises comme OpenAI, Anthropic et Google utilisent certaines données des utilisateurs pour entraîner leurs modèles, sauf opposition explicite via les paramètres des services comme ChatGPT, Claude ou Gemini.

Pourquoi c'est important

Les contenus saisis peuvent inclure des informations professionnelles ou personnelles utilisées pour améliorer les systèmes. Les règles varient selon les entreprises et les options de refus ne sont pas toujours visibles, ce qui peut conduire à un partage de données sans contrôle complet.

Sources :
  • Fast Company