Memo du 12 mai 2026

4 min de lecture

CMA CGM annonce un partenariat logistique pouvant atteindre 700 millions d’euros au Kenya, Microsoft rencontre des difficultés sur un projet de centre de données au Kenya, et le Canada relance le débat sur l’accès des autorités aux données privées.

Monde | Technologie

Canada : une loi relance le débat sur l’accès des autorités aux données privées

Utilisation d'un smartphone
Utilisation d'un smartphone

Ce qui s'est passé

Le gouvernement canadien examine le projet de loi C-22 (Lawful Access Act), déposé en mars 2026 pour moderniser les règles d’accès légal à certaines données numériques dans les enquêtes criminelles et de sécurité nationale. Ottawa affirme vouloir adapter les capacités d’enquête à un environnement où davantage de communications et d’informations transitent par des services numériques.

Le texte suscite des critiques d’entreprises technologiques, dont Apple et Meta. Apple estime que certaines dispositions pourraient, selon son interprétation, créer des obligations techniques risquant d’affaiblir la sécurité des données personnelles et des communications privées. Le gouvernement canadien rejette cette lecture et affirme que la loi ne forcerait pas les entreprises à introduire des vulnérabilités dans leurs systèmes.

Pourquoi c'est important

L’enjeu dépasse le Canada. Plusieurs gouvernements cherchent à faciliter l’accès légal à certaines données numériques dans des enquêtes criminelles, tandis que des entreprises technologiques et des experts en cybersécurité mettent en garde contre les risques qu’un accès accru puisse fragiliser certains mécanismes de protection numérique.

Pour les utilisateurs, le débat porte sur un équilibre difficile : jusqu’où un État peut-il accéder à des données privées sans modifier les mécanismes de protection utilisés aujourd’hui sur téléphones et services numériques ?

Sources :
  • Parlement du Canada
  • CBC News
Afrique | Économie

Kenya : CMA CGM annonce un partenariat logistique pouvant atteindre 700 millions d’euros

Navire CMA CGM
Navire CMA CGM

Ce qui s'est passé

L’armateur français CMA CGM a signé un partenariat stratégique avec le gouvernement kényan à l’occasion du sommet **Africa Forward** à Nairobi, organisé en marge de la visite du président français Emmanuel Macron au Kenya. Selon les annonces faites durant l’événement, le partenariat pourrait mobiliser jusqu’à **700 millions d’euros** pour des projets logistiques et portuaires, notamment autour du Port de Mombasa, principal port maritime du pays.

Selon CMA CGM, le projet vise notamment à renforcer les capacités portuaires du Kenya et à adapter certaines infrastructures à des navires porte-conteneurs de plus grande capacité. Présent au Kenya depuis 2005, le groupe indique vouloir renforcer son rôle dans les corridors logistiques régionaux.

Pourquoi c'est important

Le Port de Mombasa constitue un point d’entrée stratégique pour plusieurs pays d’Afrique de l’Est, notamment l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi, ainsi que pour certains flux commerciaux à destination de l’est de la RDC. Une amélioration des infrastructures logistiques pourrait contribuer à réduire certains délais de transport et faciliter les échanges commerciaux régionaux.

Sources :
  • Financial Afrik
  • CMA CGM Group
  • Gouvernement du Kenya
Afrique | Technologie

Kenya : un projet de centre de données de Microsoft rencontre des difficultés, selon Bloomberg

Centre de données au Kenya
Centre de données au Kenya

Ce qui s'est passé

Selon un reportage de **Bloomberg**, relayé par Yahoo Finance, un important projet de centre de données porté par Microsoft et le groupe technologique émirati G42 au Kenya aurait pris du retard après des désaccords avec le gouvernement kényan sur des garanties de paiement. Selon Bloomberg, Microsoft et G42 auraient demandé à Nairobi de s’engager à acheter un volume minimal de capacité informatique chaque année, un niveau de garantie que le gouvernement n’aurait pas accepté.

Le gouvernement kényan conteste toutefois l’idée d’un abandon du projet. Un responsable du ministère de l’Information a déclaré à Bloomberg que les discussions se poursuivent, tout en reconnaissant que la taille du projet et ses besoins énergétiques nécessitent encore des ajustements. L’accord annoncé en 2024 prévoyait un projet alimenté par géothermie pouvant atteindre jusqu’à **1 gigawatt** de capacité à terme.

Pourquoi c'est important

Le projet était présenté comme l’un des investissements technologiques les plus importants d’Afrique de l’Est, avec l’objectif de renforcer les capacités régionales en cloud et en intelligence artificielle. Il met aussi en lumière un enjeu récurrent pour les centres de données à grande échelle : l’accès à une électricité abondante et stable.

Sources :
  • Bloomberg
  • Yahoo Finance
  • Gouvernement du Kenya