Memo du 13 mai 2026

4 min de lecture

L’Éthiopie prépare un cloud national, le Maroc est invité d’honneur d’un forum minier au Mali, et l’essor de l’audio et de la vidéo relance le débat sur l’avenir du texte.

Afrique | Technologie • Infrastructure

L’Éthiopie prépare un cloud national d’ici deux ans

L’Éthiopie prépare un cloud national d’ici deux ans

Ce qui s'est passé

L’Éthiopie travaille à la mise en service d’un cloud national, attendue dans un délai de 18 à 24 mois, selon des déclarations du Premier ministre Abiy Ahmed relayées par des médias publics. Le projet vise à relier des systèmes de données aujourd’hui fragmentés entre différentes institutions publiques et certains secteurs économiques.

Selon les autorités éthiopiennes, cette infrastructure devrait faciliter l’intégration de données issues de l’agriculture, du commerce, de l’investissement et des médias. Le projet fait partie de la stratégie **Digital Ethiopia 2030**, adoptée pour accélérer la transformation numérique du pays.

Pourquoi c'est important

Un cloud national permet à un État de mieux connecter ses systèmes de données et de développer des services numériques plus intégrés. Pour l'Éthiopie, ce projet donne une dimension concrète à une stratégie plus large de modernisation technologique.

Le projet pose aussi des questions sur la gestion et la protection des données, ainsi que sur les capacités institutionnelles nécessaires pour administrer une infrastructure de cette ampleur.

Sources :
  • Birr Metrics
  • Ethiopian Broadcasting Corporation
Afrique | Économie • Mines

Le Maroc invité d’honneur d’un forum minier au Mali

Le Maroc invité d’honneur d’un forum minier au Mali

Ce qui s'est passé

Le Maroc était l’invité d’honneur de la **6e édition des Golden Days**, forum consacré aux mines organisé du 7 au 9 mai à Bamako. Les échanges ont notamment porté sur le potentiel minier du Mali et la mise en œuvre du code minier adopté en 2023.

Selon les données citées lors de l’événement, le secteur minier représente environ **10 % du PIB malien**. Les recettes minières versées au Trésor ont atteint **835,1 milliards de FCFA en 2024**.

Pourquoi c'est important

Le Mali vise à accroître les retombées économiques de ses ressources minières tout en attirant de nouveaux investissements. Le code minier adopté en 2023 renforce la participation de l’État dans les nouveaux projets.

La présence du Maroc, représenté par l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), témoigne aussi d’une coopération technique autour de l’exploration et du développement du secteur minier.

Sources :
  • Le360 Afrique
  • Office National des Hydrocarbures et des Mines
Monde | Technologie

La montée des contenus audio et vidéo relance le débat sur l'avenir du texte

La montée des contenus audio et vidéo relance le débat sur l'avenir du texte

Ce qui s'est passé

La manière de consommer l'information évolue rapidement. Balados, vidéos courtes, messages vocaux, plateformes comme YouTube ou TikTok et outils d'intelligence artificielle conversationnelle occupent une place croissante dans les usages numériques, y compris pour apprendre, s'informer ou chercher des réponses.

Cette évolution alimente un débat plus large sur la place du texte dans les habitudes culturelles contemporaines. Dans une tribune publiée par Le Devoir, un auteur avance l'hypothèse d'une transition vers une nouvelle forme d'oralité numérique. Selon lui, les contenus audio, vidéo et conversationnels pourraient progressivement modifier la manière dont certaines idées et connaissances circulent, sans pour autant annoncer la disparition du texte.

Pourquoi c'est important

Le débat dépasse les médias. Le texte a longtemps constitué le format dominant de l'école, de la presse, de l'administration et de la production intellectuelle. Les nouveaux usages ne le remplacent pas nécessairement, mais déplacent une partie de l'attention vers des formats plus rapides à consommer, souvent mieux adaptés aux usages mobiles et aux plateformes numériques.

Cette évolution pose une question concrète aux médias, aux institutions éducatives et aux producteurs de savoir : comment transmettre des idées complexes dans un environnement où une partie du public préfère écouter, regarder ou interagir plutôt que lire ?

Sources :
  • Le Devoir
  • tribune d’opinion : « Mort du texte ou vers une nouvelle culture de l’oralité ? »