PAPSS : le système africain qui veut réduire la dépendance aux devises étrangères

Ce qui s'est passé
Le Panafrican Payment and Settlement System (PAPSS) est un système de paiement transfrontalier lancé en 2022 par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), en partenariat avec l’Union africaine et le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Il permet des paiements entre pays africains en monnaies locales, sans passer systématiquement par le dollar ou l’euro.
Basé à Accra, au Ghana, le système connecte banques centrales et institutions financières participantes. Par exemple, une entreprise d’un pays africain peut régler un fournisseur dans un autre pays en monnaie locale, pendant que le bénéficiaire reçoit directement sa propre devise, la compensation étant assurée entre institutions financières. Le déploiement reste progressif selon les pays et les banques connectées au réseau.
Pourquoi c'est important
Aujourd’hui, une large part des paiements entre pays africains transite encore par des banques situées hors du continent et par des devises intermédiaires, y compris lorsqu’il s’agit d’échanges entre deux économies africaines. Selon Afreximbank, cette dépendance génère plusieurs milliards de dollars de coûts de transaction par an.
PAPSS vise à réduire ces frais et à accélérer les règlements transfrontaliers. Pour les PME engagées dans le commerce régional, l’enjeu est concret : des transactions plus rapides, moins coûteuses et libellées en monnaies locales. L’initiative répond aussi à un objectif plus large de la ZLECAf, qui cherche à faciliter le commerce à l’intérieur du continent.


